Surtourisme en France : 60% des offices de tourisme en difficulté

La France face à la surfréquentation touristique

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Le surtourisme est un phénomène croissant qui affecte plusieurs sites emblématiques en France, entraînant des conséquences négatives sur l’environnement, la qualité de vie des résidents et l’expérience des visiteurs. Selon une infographie de Statista du 11 juin 2024, 60% des offices de tourisme français déclaraient être confrontés à des pics de fréquentation importants sur leur territoire.


À retenir

  • 60% des offices de tourisme français confrontés à des pics de fréquentation
  • 53% des offices de tourisme estiment que ces pics ont un impact négatif sur l’environnement
  • 41% des offices de tourisme estiment que ces pics ont un impact négatif sur la qualité de vie des habitants
  • Instauration de quotas et de réservations obligatoires dans certains sites touristiques
  • Promotion de destinations alternatives moins connues

Quels lieux en France font face au surtourisme ?

Avec plus de 100 millions de visiteurs internationaux l’année dernière, la France reste la première destination touristique mondiale. En 2024, le tourisme international a généré 71 milliards d’euros de recettes dans le pays, d’après l’agence de développement touristique française Atout France. Les bénéfices du tourisme – international et domestique – sont indéniables. Cependant, comme le montre notre infographie ci-dessous, de nombreux sites en France sont victimes de leur succès, et doivent ainsi faire face à des problèmes liés au surtourisme, une présence de touristes excessive et potentiellement nuisible.

Carte des destinations touchées par le surtourisme en France

Voici quelques exemples marquants de sites français fortement impactés par le surtourisme en 2024 :

  • Mont-Saint-Michel : env. 30 habitants à l’année, mais 3 millions de visiteurs annuels.
  • Étretat : 1 200 habitants, 1,5 million de visiteurs.
  • Bréhat (île) : env. 400 habitants, 450 000 visiteurs.
  • Noirmoutier : 9 200 habitants, 100 000 visiteurs.
  • Dune du Pilat / Bassin d’Arcachon : 141 500 habitants, 1,5 million de visiteurs.
  • Gorges de l’Ardèche : 2 400 habitants, 2 millions de visiteurs.
  • Parc national des Calanques : 60 000 habitants, 3 millions de visiteurs.
  • Parc national du Port-Cros : 99 000 habitants, 1,5 million de visiteurs.
  • Parc naturel régional de Corse : 64 200 habitants, 130 000 visiteurs.
  • Mont-Blanc : entre 15 000 et 20 000 habitants, affluence touristique record chaque année.

Si un trop important afflux de touristes peut avoir des conséquences négatives sur l’expérience des visiteurs, et causer des problèmes pour la vie locale (par exemple en réduisant le marché locatif de long terme en faveur de locations touristiques), le surtourisme peut également avoir un impact irréversible sur l’environnement. La hausse de visiteurs, particulièrement internationaux, dans le village normand d’Étretat ces dernières années a par exemple causé la destruction d’une partie du site naturel. L’impact sur l’environnement du tourisme intensif s’est également fait sentir sur l’île de Bréhat, dont la population permanente est très faible au regard du nombre de visiteurs reçus chaque année.

Plusieurs sites français ont d’ores et déjà mis en place des mesures afin de mitiger l’effet du surtourisme : l’accès à certaines calanques est par exemple soumis à une réservation gratuite mais obligatoire en haute saison.

Définition et manifestations du surtourisme

Le surtourisme se caractérise par une concentration excessive de touristes dans un lieu donné, entraînant une dégradation de la qualité de vie des résidents, des dommages environnementaux et une altération de l’expérience touristique. Les manifestations incluent des files d’attente interminables, la dégradation des sites naturels et du patrimoine, une pression sur les ressources et une perte d’authenticité culturelle.

Lieux emblématiques du surtourisme en France

Plusieurs sites français sont particulièrement touchés par le surtourisme, notamment Étretat et ses falaises en Normandie, Le Mont-Saint-Michel, les Calanques de Marseille, les Gorges du Verdon et l’île de Porquerolles. Ces sites connaissent des pics de fréquentation qui compliquent la gestion des flux et peuvent altérer l’expérience de visite.

Mesures de régulation du surtourisme

Pour faire face au surtourisme, diverses stratégies sont mises en œuvre ou à l’étude, notamment la régulation des flux, la dispersion des flux, la gestion des infrastructures, la sensibilisation et l’éducation, la fiscalité et la tarification, ainsi que l’implication des acteurs locaux. Des plateformes comme « France Surnat » ont été évoquées pour permettre aux touristes d’anticiper les pics de fréquentation.

Impacts et conséquences du surtourisme

Les conséquences du surtourisme sont multiples, notamment environnementales, sociales et culturelles, économiques, ainsi qu’expérientielles pour les touristes. La dégradation de l’environnement, la perte d’authenticité culturelle et la précarisation de l’emploi sont quelques-unes des conséquences négatives du surtourisme.

Stratégies de gestion du surtourisme

Pour gérer le surtourisme, il est essentiel de mettre en place des stratégies de régulation des flux, de dispersion des flux, de gestion des infrastructures, de sensibilisation et d’éducation, ainsi que de fiscalité et de tarification. L’implication des acteurs locaux est également cruciale pour élaborer des stratégies adaptées et acceptées.

Enjeux et perspectives d’avenir

L’enjeu principal est de concilier développement touristique, préservation de l’environnement et qualité de vie des résidents. Cela passe par une transition vers un tourisme plus durable et responsable. Les perspectives incluent une meilleure planification à long terme, une coordination accrue entre les différents niveaux de gouvernance et une prise de conscience collective de la nécessité de changer les pratiques.

Selon ADN Tourisme, il est essentiel de repenser les pratiques touristiques pour préserver les sites emblématiques et garantir une expérience de qualité pour les visiteurs. Les efforts conjugués des acteurs locaux, des professionnels du tourisme et des visiteurs sont nécessaires pour atteindre cet objectif.



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