Groupe de cyclistes au printemps roulant sur une route de campagne près d’Aurillac avec en arrière-plan les monts volcaniques du Cantal encore enneigés par endroits.

5 circuits vélo autour d’Aurillac à parcourir ce printemps 2026

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Vous rêvez d’aventures à vélo dans le Cantal, entre sommets volcaniques, vallées sauvages et villages de caractère ? Aurillac et ses alentours offrent six itinéraires cyclistes d’exception, adaptés à tous les niveaux, des défis sportifs aux balades familiales. Que vous soyez un cycliste aguerri en quête de cols mythiques ou un amateur de paysages préservés, ce territoire du Massif central regorge de trésors à découvrir à deux roues. Voici six escapades à tester dès le printemps, avec leurs spécificités, leurs points forts et des conseils concrets pour en profiter pleinement.


1. Gravir le pas de Peyrol, un défi majeur au départ d’Aurillac

Si vous cherchez l’ascension reine du Cantal, le pas de Peyrol (1 589 m) est une référence absolue. Ce circuit d’environ 106 km, avec un dénivelé positif cumulé dépassant 1 800 mètres, vous mène jusqu’au plus haut col du Massif central, avec un panorama à 360° sur le Puy Mary (1 783 m) et les gorges de la Jordanne. L’itinéraire emprunte la RD17, traverse Velzic et Mandailles-Saint-Julien, avant d’aborder la montée finale depuis Le Falgoux. Les deux derniers kilomètres, avec des pentes dépassant 13 %, exigent une condition physique solide. Le revêtement, globalement lisse, facilite la progression, mais la difficulté reste élevée.

Le pas de Peyrol ne se résume pas à un simple col. C’est une immersion directe au cœur des Monts du Cantal, entre volcans endormis, forêts denses et paysages presque minéraux sur les hauteurs. Les gorges de la Jordanne, avec leurs falaises abruptes, et le Puy Griou, silhouette pyramidale bien connue des randonneurs, ponctuent le parcours. Un conseil : prévoyez un braquet adapté (34×32) et partez tôt pour éviter les fortes chaleurs estivales. Les cyclistes confirmés apprécieront aussi la descente technique vers Mandailles, où un buron traditionnel peut servir de halte ravitaillement.

Cycliste sur route gravissant les derniers lacets raides du pas de Peyrol avec le Puy Mary en arrière-plan dans les monts du Cantal.
Le pas de Peyrol est l’ascension emblématique à gravir au départ d’Aurillac pour les cyclistes en quête de dénivelé.

À ne pas manquer : le point de vue du pas de Peyrol, où la vue s’étend parfois jusqu’aux Monts Dore. C’est un emplacement idéal pour une pause photo et une respiration avant le retour vers Aurillac.


2. Explorer la boucle des crêtes et ses sept cols cantaliens

Pour les amateurs de grands espaces et de cols enchaînés, la boucle des crêtes (108 km) reste une valeur sûre. Ce parcours exigeant, classé difficile avec plus de 2 000 mètres de dénivelé positif, emprunte la D35 et franchit sept cols, dont le col de Néronne et le col de la Croix de Cheules. Les paysages sont sauvages, entre burons isolés, pâturages et vues plongeantes sur la vallée de la Maronne. La route, sinueuse et peu fréquentée, renforce l’impression de liberté.

L’étape marquante de ce circuit est Salers, village médiéval classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Ses maisons en pierre du XVIIe siècle, son fromage AOP et son ambiance préservée en font une pause culturelle et gastronomique de choix. Le parcours permet aussi de longer le Puy Mary par le sud, avec des points de vue nets sur son ancien cratère. Attention : les cols comme celui de la Croix de Cheules (1 380 m) demandent une préparation spécifique, avec des pentes soutenues sur plusieurs kilomètres et peu de replats.

Astuce : pour prolonger l’itinéraire, vous pouvez ajouter une descente vers la vallée de la Cère en passant par Ytrac, où un café local sert des spécialités à base de pounti (préparation cantalienne à base de blettes et de lard). Un en-cas idéal après plusieurs heures de selle.


3. Faire le tour du lac de Saint-Étienne-Cantalès pour une escapade modulable

Envie d’une sortie plus accessible, sans renoncer aux paysages ? Le lac de Saint-Étienne-Cantalès, situé à l’ouest d’Aurillac, propose deux boucles adaptées à tous les niveaux. La version courte (31,3 km et 480 m de dénivelé) convient aux familles ou aux cyclotouristes en quête de détente, tandis que la grande boucle (75 km et 880 m D+) permet une immersion plus longue dans la nature. Le parcours alterne entre pistes forestières ombragées et petites routes de campagne, avec des passages le long des berges du lac, où des plages aménagées invitent à une pause rafraîchissante.

Ce circuit est aussi l’occasion de découvrir la liaison VTT Montagne de Nozerolles, qui relie le lac au bassin d’Aurillac à travers un bocage préservé. Les sentiers, bien balisés, offrent des vues sur les collines environnantes et croisent parfois des troupeaux de vaches salers, emblématiques de la région. Un arrêt s’impose à Saint-Étienne-Cantalès, où un petit port de plaisance et des terrasses permettent de déguster des truites du lac ou une tarte aux myrtilles, spécialité locale.

Famille à vélo roulant sur une petite route tranquille bordant le lac de Saint-Étienne-Cantalès entouré de collines verdoyantes.
Le tour du lac de Saint-Étienne-Cantalès propose une boucle modulable et accessible, appréciée des familles et des cyclotouristes.

Pourquoi choisir cet itinéraire ? Sa modularité en fait une option sûre pour les débutants comme pour les cyclistes occasionnels. Le lac est aussi un site apprécié pour l’observation des oiseaux, notamment en période de migration. Pensez à emporter des vêtements de rechange si vous prévoyez de vous baigner en fin de parcours.


4. Suivre la véloroute de la Châtaigneraie pour un parcours familial et ombragé

La véloroute de la Châtaigneraie Cantalienne est un itinéraire particulièrement adapté à ceux qui privilégient le confort et l’ombre. Ce tronçon de la Grande Traversée du Volcan à vélo relie Aurillac à la vallée du Lot sur environ 25 km, avec une pente moyenne de seulement 2 %. La route, peu fréquentée (moins de 100 véhicules par jour sur 80 % du tracé), serpente sous une canopée de chênes et de châtaigniers, ce qui offre une fraîcheur appréciable en été. Le parcours contourne les gros bourgs et traverse des forêts denses, propices à une balade tranquille.

Le départ s’effectue depuis Roannes-Saint-Mary, où un panneau indique le début de la V74, avant de rejoindre Saint-Étienne-de-Maurs. En chemin, vous croiserez des cabanes de châtaigniers traditionnelles, éléments d’un patrimoine rural encore actif. À Maurs, une halte s’impose pour visiter le château de Maurs ou déguster une fouace (brioche locale) dans une boulangerie artisanale. Le retour peut se faire en bus (lignes régulières depuis Maurs), pratique si vous souhaitez éviter le dénivelé du trajet inverse.

Idéal pour : les familles, les cyclistes en reprise ou ceux qui veulent allier détente et découverte. Le tracé reste suffisamment varié pour maintenir l’intérêt, avec des passages en légère côte et des descentes fluides. Il est conseillé de partir tôt le matin ou en fin de journée pour profiter de la lumière rasante filtrant à travers les feuilles.


5. S’aventurer sur les balcons de la Jordanne et circuits VTT pour les passionnés de tout-terrain

Le Pays d’Aurillac compte de nombreux sentiers VTT et VTC pour les amateurs de tout-terrain. Parmi les circuits les plus fréquentés, les Balcons de la Jordanne (60 km, 977 m D+) offrent des points de vue dégagés sur la chaîne des volcans. Le parcours, balisé RBX (Réseau Balisé du Cantal), alterne entre chemins ruraux, pistes de crêtes et descentes techniques en forêt. Les points forts incluent le cirque de Mandailles, large dépression d’origine volcanique, et les plateaux de Badailhac (22 km), où le dénivelé est modéré mais les vues sur la vallée de la Cère restent marquantes.

Pour les cyclistes intermédiaires, le Tour d’Ytrac (30 km) ou le Bois Grand (15 km) constituent des options plus courtes mais tout aussi ludiques. Ces boucles mettent en avant la diversité des paysages cantaliens, des zones ouvertes aux sous-bois serrés, avec des passages roulants et quelques obstacles naturels à franchir. Un conseil : équipez-vous de pneus adaptés aux chemins (35 à 40 mm de largeur) pour réduire le risque de crevaison et améliorer l’adhérence.

Où louer du matériel ? À Aurillac, plusieurs magasins proposent des VTT de location, comme Cantal Vélo ou Au Vieux Campeur, avec des modèles électriques (VAE) pour les sorties plus longues. Les circuits sont également accessibles via l’application RBX Cantal, qui fournit des cartes détaillées et des traces GPS prêtes à l’emploi.


Préparer son séjour cycliste dans le Cantal : conseils pratiques et services dédiés

Affronter les Monts du Cantal à vélo demande une préparation sérieuse, surtout si vous visez des cols comme le pas de Peyrol ou la boucle des crêtes. Voici les conseils essentiels pour organiser votre séjour, ainsi qu’un aperçu des services disponibles sur place.

1. Choix du matériel

  • Privilégiez un braquet adapté : les pentes dépassant 10 % (comme sur le pas de Peyrol) nécessitent un plateau de 34 ou 32 dents à l’avant. Les vélos à transmission par courroie (par exemple : Gates) sont aussi une option fiable pour limiter les problèmes de déraillage.
  • Pneus larges et renforcés : optez pour des modèles de 28 à 32 mm de largeur, avec une pression modérée pour plus de confort sur les revêtements irréguliers.
  • VAE recommandés : pour les cyclotouristes occasionnels, un vélo à assistance électrique (par exemple : Specialized Turbo Levo ou Cube Touring Hybrid) permet d’aborder sereinement les forts dénivelés. Des bornes de recharge sont disponibles à Aurillac et dans les principales communes.

2. Hébergements et services

Le Cantal compte plusieurs établissements labellisés Accueil Vélo, ce qui garantit des services spécifiques pour les cyclistes :

  • Grand Hôtel de Bordeaux (Aurillac) : chambres avec espace pour ranger les vélos, location de matériel et petit-déjeuner énergétique.
  • Camping de l’Ombrade (près du lac de Saint-Étienne-Cantalès) : emplacements sécurisés pour tentes et vélos, ainsi qu’un atelier de réparation.
  • Gîtes ruraux : plusieurs fermes proposent des hébergements avec petit-déjeuner cantalien (fromage, charcuterie, confitures maison). Exemple : Le Buron de la Roquille, près de Salers.

3. Sécurité et météo

  • Vérifiez les prévisions : le Cantal connaît des changements rapides de temps (pluie, brouillard, vent). Les cols comme celui de la Croix de Cheules peuvent rester fermés en cas de neige jusqu’en juin.
  • Équipement obligatoire : casque, gilet haute visibilité, chambre à air de rechange, trousse de premiers secours et téléphone chargé sont à avoir sur soi, le réseau étant parfois faible en altitude.
  • Trafic routier : la RD17 (vers le pas de Peyrol) est plus fréquentée en haute saison. Restez bien à droite et redoublez de prudence dans les lacets.

4. Transport et logistique

  • Gare d’Aurillac : desserte vers Brive, Figeac et Clermont-Ferrand avec emport de vélos gratuit (réservation conseillée). Des navettes à vélo (type Bike & Ride) sont aussi proposées pour rejoindre les grands itinéraires.
  • Covoiturage : la plateforme Blablacar et les groupes Facebook locaux (par exemple : Cantal à Vélo) permettent de trouver des trajets partagés pour déposer ou récupérer les cyclistes.

À ne pas oublier

  • Carte IGN ou application RBX : téléchargez les traces GPS des circuits (disponibles sur openrunner.com ou komoot.com).
  • Crème solaire et vêtements techniques : l’exposition sur les crêtes et les cols reste forte, même par temps frais.
  • Pourboire pour les burons : si vous faites une halte dans une ferme-fromagerie (par exemple : Buron de la Fage), prévoyez quelques euros pour goûter le cantal AOP ou la tomme fraîche.

Un dernier conseil : pour une expérience vraiment 100 % cantalienne, vous pouvez vous inscrire à la Romain Bardet Experience, un événement annuel (généralement en septembre) qui propose des sorties guidées avec d’anciens coureurs professionnels. C’est l’occasion de rouler sur les mêmes routes que le champion, avec des anecdotes précises sur les cols les plus connus de la région.