Vous cherchez à pédaler autour d’Alès sans passer votre temps à chercher la bonne route ? Entre voie verte urbaine sécurisée et cols cévenols, huit circuits balisés permettent à tous les profils de découvrir le Gardon, les châtaigneraies et la Gardonnenque à vélo. Voici notre sélection, du plus accessible au plus sportif, pour organiser vos escapades dès cette rentrée de septembre.
1. La voie verte des berges du Gardon : la traversée urbaine et nature d’Alès
Cette voie douce relie les principaux secteurs d’Alès à vélo, loin de la circulation automobile.
La Voie Verte des Berges du Gardon s’étire sur 7 kilomètres sécurisés, du nord au sud de l’agglomération. Elle relie le giratoire du Pôle Mécanique au giratoire de Luquette en longeant les méandres du Gardon. Le revêtement est un enrobé lisse, parfaitement roulant, avec un dénivelé quasi nul de moins de 20 mètres. La voie verte, réservée aux mobilités non motorisées, reste entièrement séparée de la circulation automobile. Elle passe sous le Pont Vieux et dessert les parcs, les aires de jeux et les équipements touristiques du centre-ville. Le jalonnement est continu et lisible.
L’itinéraire ne s’arrête pas à ses 7 kilomètres. Il se connecte à plus de 22 kilomètres de pistes et de bandes cyclables dans la ville, ce qui permet de passer des berges aux quartiers sans rupture. La voie rejoint aussi le tracé du GR 700, le Chemin de Régordane qui relie la Lozère à la Méditerranée. Plus de 200 arceaux en U inversé et quatre parkings vélos facilitent les haltes en centre-ville. Les familles avec remorque, les enfants et les adeptes de rollers profitent d’un profil plat et ombragé. C’est un bon point de départ avant de gagner les massifs cévenols.

2. La boucle cyclo-découverte des Prairies : patrimoine maraîcher et mémoire alésienne
Cette boucle courte relie le cœur d’Alès aux terres fertiles de Saint-Christol-lez-Alès.
Le circuit développe 17,1 kilomètres pour 125 mètres de dénivelé positif seulement. Comptez 1 h 15 à 1 h 30 à allure tranquille. Le départ officiel se situe place de l’Hôtel de Ville d’Alès ou au complexe du Rouret à Saint-Christol-lez-Alès. Le tracé emprunte d’abord la voie verte avant de bifurquer vers la plaine des Prairies. Cette plaine maraîchère, façonnée par les alluvions du Gardon, change de visage au fil des saisons. La navigation est assurée par un jalonnement départemental clair et par l’application Latitude Gard.
L’intérêt dépasse le simple coup de pédale. La boucle offre une vue sur le château de Montmoirac, forteresse féodale du XIe siècle. Elle passe près de la stèle de la bataille du Mas Cauvy en 1702, épisode fondateur de la guerre des Camisards. Une halte s’impose au Parc Floral de la Prairie et à ses collections de camélias. L’itinéraire alterne voie verte en site propre et petites voiries communales à très faible trafic. Le revêtement reste entièrement goudronné et roulant. Le format convient à une reprise, une sortie familiale ou une initiation au cyclotourisme.
3. La boucle du col d’Uglas et de la vallée du Galeizon : le grand classique des cyclistes alésiens
Référence pour l’entraînement au départ d’Alès, cette boucle associe un vrai effort à une vallée préservée.
Le parcours affiche 62,9 kilomètres pour près de 977 mètres de dénivelé positif selon les variantes. Le niveau est intermédiaire à sportif. Dès la sortie de la ville, vous entrez dans la vallée du Galeizon, classée réserve de biosphère par l’UNESCO pour la qualité de ses eaux vives et sa biodiversité. Le franchissement du Pont des Camisards marque l’entrée dans le piémont schisteux. La route traverse Saint-Paul-la-Coste et son église romane du XIIe siècle. Le tracé est homologué avec l’association Cyclo Rando Alès en Cévennes.
L’ascension du col d’Uglas culmine à 539 mètres d’altitude. Elle s’étire sur 5 kilomètres réguliers, sous les chênes verts et les châtaigniers. Au sommet, le panorama s’ouvre sur les serres cévenoles, ces crêtes allongées typiques du schiste. La descente est sinueuse et demande de l’attention avant de rejoindre Saint-Jean-du-Gard. Le retour vers Alès se fait par Anduze en longeant le Gardon. Le printemps et l’automne sont les saisons les plus agréables, avec des températures plus douces et une lumière rasante sur les vallons.
On part pour le paysage, on revient pour le souvenir d’un col franchi à son rythme.
Propos d’un cyclotouriste habitué de la vallée du Galeizon
4. Le circuit des vallées du Gardon : entre rivières sauvages et bastions huguenots
Cette grande boucle culturelle relie Alès aux villages situés au confluent des Gardons.
L’itinéraire totalise 61,8 kilomètres pour 971 mètres de dénivelé positif. Prévoyez 2 h 45 à 3 h 30 selon votre rythme. Le revêtement est entièrement goudronné, adapté au vélo de route, au vélo de trekking et au vélo à assistance électrique sportif. Le départ file vers Générargues puis remonte la vallée du Gardon de Mialet. Les ponts submersibles et les berges claires invitent à une pause au bord de l’eau. L’architecture en pierre sèche et les mas dispersés composent un décor typiquement cévenol.
À Mialet, une halte s’impose au Musée du Désert, lieu de mémoire de la résistance huguenote. À Saint-Jean-du-Gard, terminus du sentier de Robert Louis Stevenson, les terrasses permettent une pause gourmande. Le tracé traverse Corbès et Massiès, hameaux bâtis à flanc de rocher. Il franchit ensuite Anduze, porte des Cévennes encadrée de falaises, avant de revenir par Boisset-et-Gaujac et Bagard, entre vignes et hameaux. La proximité de la Bambouseraie en Cévennes et du Train à Vapeur des Cévennes permet d’associer vélo et visites.
5. La voie verte « La Cévenole » : l’aventure ferroviaire douce le long des Camboux
Aménagée sur une ancienne ligne de chemin de fer, cette voie douce rend la montagne cévenole accessible aux débutants.
La Cévenole reprend l’emprise des anciens Chemins de Fer Départementaux (CFD), fermés en 1968. Le tronçon sud aménagé couvre 6,2 kilomètres entre Sainte-Cécile-d’Andorge et Le Collet-de-Dèze, au nord de La Grand’Combe. Le projet global vise 49 kilomètres jusqu’à Florac. La pente ferroviaire, inférieure à 3 %, garantit un effort régulier, adapté aux familles et aux vélos à assistance électrique. Le départ s’effectue à la gare de Sainte-Cécile-d’Andorge, à quelques kilomètres d’Alès.
Le tracé longe le lac des Camboux, retenue émeraude propice au pique-nique et à la baignade surveillée selon la saison. Il franchit des viaducs maçonnés du XIXe siècle ainsi que des tunnels sécurisés et éclairés. Ces ouvrages apportent de la fraîcheur en été et ouvrent des vues sur les forêts. L’architecture ferroviaire rappelle la prospérité minière du bassin alésien. La ligne de car liO 252 entre Alès et Florac facilite les déplacements, avec des porte-vélos gratuits du 15 avril au 31 octobre. Elle permet une itinérance en aller simple dans le Parc national des Cévennes, sans devoir revenir à vélo.
6. De la porte des Cévennes au piémont cévenol : vignobles IGP et contreforts d’Anduze
Au départ d’Anduze, cette boucle suit la transition géologique entre calcaire et schiste.
Le circuit mesure 36,8 kilomètres pour 596 mètres de dénivelé positif. Il se boucle en 1 h 45 environ sur routes bitumées. Accessible depuis Alès à vélo, en voiture ou en train, il convient aux cyclotouristes réguliers et aux pratiquants en assistance électrique. Le départ longe les falaises d’Anduze avant de rejoindre Tornac. Le village conserve l’église romane Sainte-Baudile du XIIe siècle, une nécropole paléochrétienne et une tour médiévale de guet. Le kilomètre 19 concentre l’effort principal.
Il correspond au col de Bane, une ascension modérée qui ouvre la vue sur les contreforts gardois. La descente mène à la vallée de Vabres, au fil des ruisseaux des Tuileries et de Fosse Male. Le retour s’effectue parmi les parcelles de l’Indication Géographique Protégée Cévennes, l’IGP qui valorise les vins du piémont. Cette appellation signale une origine géographique et un cahier des charges précis. Plusieurs domaines ouvrent leurs caves à la dégustation. Les petites départementales sont peu circulées et alternent ombrage et vues ouvertes sur les vignes.
7. Des vallons au pied du Mont Bouquet : la boucle panoramique de la Gardonnenque
Cette boucle intermédiaire part de la cité perchée de Vézénobres et contourne un important belvédère calcaire.
Le parcours affiche 55,2 kilomètres pour 744 mètres de dénivelé. Comptez 2 h 30 à 3 h 00. Le départ conseillé se situe au parking de Vézénobres, à 10 kilomètres au sud d’Alès par la RN 106. Le village médiéval, labellisé Site Remarquable du Goût pour la figue, mérite une visite avant ou après l’effort, notamment pour sa Maison de la Figue. Le tracé descend vers la plaine agricole de la Gardonnenque et longe la rivière Droude. Les routes secondaires offrent un asphalte de qualité et une circulation quasi inexistante.
Au fil des kilomètres, la silhouette du Mont Bouquet s’impose. Ce promontoire calcaire culmine à 629 mètres et porte une table d’orientation à 360 degrés. Par temps clair, la vue porte jusqu’au Mont Ventoux et à la chaîne des Cévennes. La boucle classique contourne le massif par Seynes et Martignargues, au milieu d’oliveraies séculaires et de garrigue, cette végétation méditerranéenne basse et parfumée. Les cyclosportifs peuvent ajouter l’ascension optionnelle du sommet, avec des passages à plus de 10 %. La journée peut se terminer par une dégustation de spécialités à base de figue sur les terrasses de Vézénobres.

8. La route de la châtaigne des Cévennes : défi d’altitude dans la châtaigneraie
Dernier défi au départ direct d’Alès, cette route exigeante plonge dans la châtaigneraie cévenole.
Le circuit totalise 52,6 kilomètres pour 1 162 mètres de dénivelé positif. Le niveau est intermédiaire à sportif, pour 2 h 45 à 3 h 45 de selle. Le départ se situe au parking du Bosquet en centre-ville. L’itinéraire file vers le nord-ouest par la vallée de l’Arboux jusqu’à Cendras. Le bourg conserve son abbaye bénédictine romane du Xe siècle. Les premières pentes commencent ensuite vers Soustelle. La route traverse des zones Natura 2000 et le terroir de l’AOP Châtaigne des Cévennes.
La châtaigne, surnommée l’arbre à pain, a nourri des générations de Cévenols et structure encore le paysage. Les lacets s’enfoncent sous de grands châtaigniers et apportent une fraîcheur appréciable en été. L’effort se durcit sur les crêtes de l’Homol, avec des panoramas plongeants sur le bassin minier d’Alès. Les hameaux de schiste isolés jalonnent la montée. La descente finale, étroite et sinueuse, demande une vigilance constante. Ce parcours d’endurance attire les cyclistes qui veulent travailler le dénivelé sur route, ainsi que les sorties en vélo à assistance électrique tout chemin.
La châtaigneraie raconte mieux que tout discours l’histoire cévenole, entre forêt nourricière et villages de pierre.
Un accompagnateur vélo basé à Alès















