Randonneur sur un sentier en hauteur dominant Albertville avec vue panoramique sur les massifs de Savoie et le Mont-Blanc au lever du soleil.

Top 9 des randonnées autour d’Albertville qui dévoilent les plus beaux panoramas de Savoie

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Autour d’Albertville, à la rencontre de la Combe de Savoie, du Val d’Arly et de la Tarentaise, neuf itinéraires de randonnée se déploient entre belvédères calcaires, crêtes alpines et chemins patrimoniaux. De la balade familiale autour d’un lac de barrage à l’arête câblée à plus de 2 400 mètres, chaque parcours montre une autre facette des massifs du Beaufortain, des Bauges, de la Lauzière et des Aravis. À parcourir dès maintenant et jusqu’aux premières neiges d’octobre, ils mêlent panoramas à 360°, vestiges militaires et alpages encore animés, à moins de 35 minutes de route du centre-ville.


1. La Roche Pourrie (2 037 m) : le belvédère emblématique au-dessus d’Albertville

Ce sommet schisteux offre le point de vue le plus direct sur la ville olympique et le confluent de l’Isère et de l’Arly.

Le départ classique se fait au col des Cyclotouristes ou au Fort du Mont, pour un effort de 725 à 1 080 m de dénivelé sur 10 à 12,25 km. Les marcheurs très entraînés peuvent partir de Conflans et cumuler plus de 1 700 m de dénivelé. Le sentier traverse d’abord une forêt d’épicéas dense et fraîche jusqu’au blockhaus des Têtes, ouvrage fortifié du XIXe siècle. Il gagne ensuite les alpages ouverts du Haut du Pré, où les troupeaux pâturent en été.

La fin de l’itinéraire suit une arête rocheuse aérienne, équipée de câbles pour franchir les ressauts schisteux. Glissant quand il est humide, le schiste impose des chaussures montantes et des bâtons télescopiques. Depuis le cairn sommital, le panorama à 360° couvre le Mont-Blanc, le mont Mirantin, le Grand Arc, les Bauges et la Combe de Savoie. Comptez 4 h 30 à 6 h 30 selon le départ. La randonnée se pratique de mai à octobre.

Arête rocheuse câblée de la Roche Pourrie au-dessus d’Albertville avec un randonneur et vue plongeante sur la Combe de Savoie.
La Roche Pourrie offre le balcon le plus direct sur Albertville et la Combe de Savoie.

2. La Belle Étoile (1 841 m) : la proue calcaire du massif des Bauges

Cette pointe effilée se trouve à l’extrémité orientale du Parc naturel régional du Massif des Bauges, au-dessus de Mercury.

L’itinéraire part du parking des Teppes ou du Collet de Tamié, puis suit les lacets réguliers de la forêt de Chevron, dont le sentier historique des 28 lacets. Il représente 775 à 900 m de dénivelé pour 6,5 à 11 km selon l’option, soit 4 h 30 à 5 h 30 de marche. La Croix de Périllet, à 1 710 m, livre déjà une vue plongeante sur la Combe de Savoie. Le balisage jaune du PDIPR et les marques vertes conduisent jusqu’à la crête.

Le Pas de l’Âne est le passage technique de la randonnée, avec câbles et échelons scellés dans le calcaire. Cette section aérienne est déconseillée aux personnes sujettes au vertige et à éviter sur rocher mouillé. Au sommet, une table d’orientation émaillée installée en 1913 détaille l’horizon alpin. Le regard va du lac d’Annecy à la Sambuy, à l’Arcalod, à la Lauzière et au Mont-Blanc. Les chamois sont souvent visibles le long des falaises.

3. Le Grand Arc (2 484 m) et le Lac Noir : une longue randonnée en Lauzière

Point culminant septentrional de la chaîne de la Lauzière, le Grand Arc sépare la vallée de l’Isère de la basse Maurienne.

Le départ se fait au hameau de Tioulévé, à 1 270 m, sur la commune de Montsapey, à 25 minutes d’Albertville. L’itinéraire se module selon l’objectif : 830 m de dénivelé pour le Lac Noir, à 2 014 m, et 1 100 à 1 204 m pour le sommet, sur 11 à 13 km en boucle. La montée alterne clairières boisées, landes à rhododendrons et cirques d’altitude. Le lac Noir constitue une halte sauvage avant d’attaquer la partie haute.

Après le Petit Arc, la crête finale devient fine, rocheuse et exposée. Elle demande un pied montagnard sûr. Le retour par la crête du Char de la Turche offre des vues plongeantes sur la Combe de Savoie. À 2 484 m, le sommet ouvre un panorama à 360° sur Belledonne, la Vanoise, les Écrins, le Mont-Blanc et les Bauges. Prévoyez 5 h 30 à 6 h 30 de marche, partez tôt et covoiturez : le stationnement à Tioulévé est limité.

4. De la cité médiévale de Conflans au Fort du Mont (1 127 m) : randonnée historique

Cette boucle part du centre-ville et relie remparts médiévaux et fort d’altitude en quelques kilomètres.

La marche commence dans les ruelles pavées de Conflans, autour de la Grande-Place, des enseignes en fer forgé et du Château Manuel de Locatel. Le sentier monte par les vergers et les coteaux de Farette, puis par les forêts de châtaigniers vers les hameaux du Bettex et du Mont. Le circuit complet compte 690 à 800 m de dénivelé pour 13 à 14 km, avec une variante directe de 7 km. L’altitude passe de 348 m à Conflans à 1 127 m au fort.

Le Fort du Mont domine l’éperon. Cet ouvrage du système Séré de Rivières, construit entre 1877 et 1881, surveillait le passage entre les vallées. Ses abords offrent des vues sur la trouée des vallées alpines et le confluent Isère–Arly. Le balisage jaune guide une progression largement ombragée, praticable une bonne partie de l’année. Comptez 3 h 55 à 5 h de marche, pauses patrimoine comprises. Le printemps et l’automne s’y prêtent particulièrement bien.

5. L’arête calcaire de la Dent de Cons (2 062 m) : un itinéraire alpin

Sentinelle orientale des Bauges, la Dent de Cons domine le bassin d’Ugine avec son arête calcaire élancée.

Le départ classique se situe au parking du Raffort, à 1 190 m, sur les hauteurs de Marthod. La montée soutenue remonte le vallon du Creux du Cayon jusqu’au col de la Sellive, à 1 722 m. La boucle représente 880 à 990 m de dénivelé pour 7 à 10 km et demande 4 h 30 à 5 h de marche. Le sentier rejoint ensuite une arête rocheuse aérienne équipée de mains courantes en câble.

La cotation alpine T3 / E3 exige un pied très sûr, de la concentration et une absence totale de vertige. Écartez cet itinéraire si le sol est mouillé ou si un orage menace : les pentes herbeuses deviennent alors raides et glissantes. À 2 062 m, le sommet domine la vallée de l’Arly, les Aravis, le mont Charvin, le Beaufortain et le Mont-Blanc. La descente passe par la crête du Rocher Prani et les alpages de l’Alpettaz, près de l’ancien Fort de la Batterie.

6. Le Fort et le vallon de Tamié : balade familiale et saveurs cisterciennes

Au col de Tamié, à 910 m entre Plancherine et Faverges, ce circuit associe fort militaire et sentiers forestiers.

La boucle de base du Fort de Tamié demande seulement 100 à 140 m de dénivelé pour 2,5 à 3 km, soit 1 h à 1 h 30 de marche. Construit entre 1872 et 1878, l’ouvrage couvre 16 hectares clos et contrôlait le passage entre les vallées. Un sentier longe les douves maçonnées et mène à un belvédère face à Albertville et au Beaufortain. La forêt de Gémilly garde le parcours au frais en été.

Le site comprend le parc d’aventure AccroCamp, installé dans les arbres, ainsi que des aires de pique-nique. L’itinéraire peut se prolonger jusqu’à l’Abbaye Notre-Dame de Tamié, fondée au XIIe siècle : comptez alors 7,6 km et 340 m de dénivelé. On peut y acheter le Fromage de Tamié, fabriqué par les moines cisterciens avec le lait des fermes voisines. Accessible du printemps à l’automne, le parcours convient aux familles comme aux marcheurs qui préfèrent prendre leur temps, sans difficulté technique.

7. La Pointe de la Grande Journée (2 460 m) : la haute montagne en Beaufortain

À la frontière entre Tarentaise et Beaufortain, ce sommet isolé offre une randonnée de haute montagne.

L’accès part de La Bâthie par la route pastorale vers La Ravoire ou les chalets de Bellachat, à 1 550 m. La boucle compte 730 à 980 m de dénivelé pour 8,6 à 11 km, soit 4 h 15 à 5 h 30 de marche, et croise le GR de Pays Tour du Beaufortain. Elle traverse des alpages fleuris où résonnent les clarines des vaches Tarines et Abondances, dont le lait sert au Beaufort AOP. Plus haut apparaissent le lac de Lavouet et le Lac sans Fond, sous les barres rocheuses.

La montée finale passe par la Croix de la Dormiaz, à 2 060 m, puis par le col des Lacs avant l’arête sommitale. Le terrain devient minéral, avec des éboulis schisteux et des sections raides qui réclament des chaussures à semelles crantées. À 2 460 m, la vue à 360° couvre le Mont-Blanc, le mont Mirantin, le Grand Mont d’Arêches, la Lauzière et la Grande Casse. La descente par le col de la Bâthie termine cette traversée pastorale et aérienne, réservée aux randonneurs entraînés.

Lac de Saint-Guérin turquoise avec la passerelle himalayenne en hauteur et des promeneurs sur le sentier en bord de rive, dans le Beaufortain près d’Arêches.
Autour du Lac de Saint-Guérin, la passerelle himalayenne et le sentier aménagé composent une boucle facile et spectaculaire.

8. Le tour du Lac de Saint-Guérin et sa passerelle himalayenne : une boucle d’Arêches

À 1 557 m au-dessus d’Arêches-Beaufort, ce lac de barrage turquoise est connu pour sa passerelle suspendue.

Le tour du plan d’eau représente seulement 50 à 100 m de dénivelé pour 3,5 à 4,2 km, soit 1 h 30 à 2 h de marche. Le tracé est très facile, accessible aux familles et aux poussettes tout-terrain. Il comprend aussi le sentier thématique « Guérinette la gouttelette », consacré au cycle de l’eau. Installée en 2011, la passerelle himalayenne en caillebotis d’acier mesure 83 m de long et surplombe l’eau de plus de 20 m. Son franchissement reste sécurisé, avec une sensation de vide bien réelle.

Les berges aménagées, les tables de pique-nique et la base nautique, avec paddle et canoë, donnent envie de rester face au Roc du Vent et au Grand Mont. Une extension vers le Lac des Fées et le Cormet d’Arêches, à 2 010 m, porte l’itinéraire à 8,8 km et 400 m de dénivelé. En haute saison, des navettes gratuites depuis Arêches facilitent l’accès et limitent la saturation du parking. Le site se trouve à 35 minutes de route d’Albertville.

9. Le col de l’Arpettaz et la Route de la Soif : sous le mont Charvin

À 1 581 m au-dessus d’Ugine, le col fait face à la face sud du mont Charvin, à 2 409 m.

L’accès se fait par une route forestière en lacets ou à pied par le sentier des 100 virages depuis Ugine, avec plus de 1 100 m de dénivelé. Depuis le col, la Route de la Soif suit une piste pastorale vallonnée jusqu’au col des Aravis. Le tronçon sommital reste doux, avec 150 à 300 m de dénivelé pour 5 à 14 km modulables, ce qui convient aux familles. Le Refuge de l’Arpettaz compte 120 places à l’intérieur, 70 en terrasse et 60 couchages. Il sert aussi des fromages d’alpage.

Le panorama s’étend sur le Mont-Blanc, le Praz Véchin, les Bauges et le Val d’Arly. Les marmottes y sont fréquentes. La piste ne compte aucun point d’eau régulier, ce qui explique son surnom et impose d’emporter des réserves suffisantes. Les randonneurs aguerris peuvent poursuivre vers le Golet de la Trouye ou le sommet du Charvin. Ici, les grands espaces s’apprécient sans pente brutale, avec une halte gourmande au refuge. Entre deux itinéraires, notre guide visiter la Savoie prolonge la découverte.