À Bormes-les-Mimosas, le littoral se mérite : ruelles escarpées, pins et criques sauvages imposent un rythme plus lent, au milieu des mimosas. Au Lavandou, la mer est plus immédiate : port animé, plages faciles d’accès et départ vers les Îles d’Or. Deux communes côte à côte, mais deux façons de vivre la Côte d’Azur — et de choisir son séjour.
À retenir
- Bormes : village médiéval et village fleuri (4 fleurs)
- Lavandou : port central et 12 plages
- Fort de Brégançon : résidence d’été sur la presqu’île
- Pointus : bateaux de pêche traditionnels à voir au port
- Îles d’Or : navettes depuis le Lavandou
Comparer Bormes et le Lavandou, c’est choisir entre calme et effervescence sur la côte du Var. La première option parie sur le charme provençal, les randonnées dans le Massif des Maures et des criques plus sauvages. La seconde s’adresse à ceux qui veulent bouger : plages nombreuses, animation au port et accès pratique aux Îles d’Or.
Deux visages du même littoral
Beaucoup arrivent pour « la mer », puis découvrent vite que le séjour change selon le point de chute. Bormes-les-Mimosas et Le Lavandou dessinent deux identités, presque opposées, malgré une proximité géographique sur la Côte d’Azur.

Bormes-les-Mimosas : entre ruelles et saison des mimosas
Bormes-les-Mimosas figure parmi les « Plus Beaux Détours de France ». Le village, né au XIIe siècle, est perché sur une colline : on y marche en montée et en descente, entre passages voûtés et ruelles escarpées appelées « rompi-cuou ». Son fleurissement est reconnu : la commune affiche 4 fleurs au label Villes et Villages Fleuris, avec une signature locale forte, les mimosas en hiver. Résultat : une ambiance authentique, plutôt calme, pensée pour la flânerie.
Le Lavandou : une station balnéaire organisée autour du port
Le Lavandou, lui, s’est développé comme station balnéaire. La commune est une ancienne extension de Bormes, devenue autonome en 1913. Ici, le centre de gravité est le port de pêche et de plaisance : il donne une tonalité plus urbaine, avec une vie nocturne plus marquée et une offre touristique plus dense. Pour les vacanciers qui cherchent l’animation, le port sert de point de repère naturel, surtout le soir, quand restaurants et bars imposent leur rythme.
Patrimoine et mer : ce qu’on voit vraiment sur place
Les deux communes ne se contentent pas de « belles vues ». Elles offrent des repères historiques et maritimes qui structurent la balade, du sommet au rivage.
Le Fort de Brégançon et le vieux village
À Bormes-les-Mimosas, l’élément le plus spectaculaire reste le Fort de Brégançon, situé sur une presqu’île. Il est connu comme résidence d’été des présidents de la République. Le vieux village, lui, se parcourt à pied : on y rencontre l’église Saint-Trophyme et ces ruelles « rompi-cuou » qui resserrent les perspectives. Dans l’ensemble, le patrimoine donne une logique de visite : commencer par le village, puis redescendre vers la mer, au fil des passages couverts et des vues sur la côte.
Le port et les pointus au Lavandou
Au Lavandou, le patrimoine se lit aussi sur l’eau. L’église Saint-Louis et le château (aujourd’hui Maison des Associations) jalonnent le centre, mais le moment distinctif se joue au port. Les amateurs de culture maritime y observent encore les pointus, ces bateaux de pêche traditionnels. Le sentier des peintres rappelle aussi l’héritage artistique de la commune, lié au néo-impressionnisme, et prolonge la promenade dans un esprit d’interprétation des paysages.
Plages, accès et ambiance : choisir selon son style de vacances
La différence la plus tangible, c’est l’accès à l’eau. Ici, on compare criques plus sauvages et plages faciles à vivre, avec des effets directs sur l’organisation d’un séjour.

Bormes : Estagnol, Cabasson et les criques aux allures de lagons
Bormes-les-Mimosas mise sur des plages plus préservées, souvent bordées de pinèdes. La plage de l’Estagnol est souvent comparée à un lagon peu profond, et l’on retrouve aussi Cabasson et Pellegrin. L’accès peut varier selon les secteurs : certaines plages se rejoignent via des domaines privés, avec une logique parfois payante. En pratique, cela favorise une ambiance plus intimiste, mais demande un peu d’anticipation sur les trajets et les conditions d’accès.
Le Lavandou : 12 plages, du sable fin et des activités
Le Lavandou annonce 12 plages aux identités distinctes. Saint-Clair attire par sa réputation de « perle », Cavalière parle davantage aux profils sportifs et Pramousquier complète la palette. En général, ces plages sont plus accessibles à pied depuis le centre-ville. Elles s’accompagnent plus souvent de clubs de plage et d’activités nautiques, ce qui rend le programme plus simple pour les familles et les jeunes.
Départ vers les Îles d’Or et vie locale
Pour ceux qui visent un combiné mer et excursion, le Lavandou a un avantage clair : c’est le point de départ principal des navettes vers les Îles d’Or — Port-Cros, Porquerolles et Le Levant. Pendant que les départs structurent la journée, la vie locale renforce l’attractivité : marchés nocturnes, cinéma de plein air et restaurants de fruits de mer sur le port. À l’inverse, Bormes reste plus contemplative, avec des randonnées dans le Massif des Maures et la découverte de l’artisanat local dans les venelles du village.
Budget, transport et contraintes : ce qui change au moment de réserver
Le choix ne se fait pas seulement sur les photos. Sur place, l’organisation pèse sur le séjour, surtout en haute saison.

À Bormes : charme, mais stationnement délicat
Bormes-les-Mimosas propose souvent des hébergements de charme : gîtes et chambres d’hôtes dominent fréquemment l’offre. Mais le stationnement au niveau du vieux village peut devenir complexe en haute saison. Le budget suit parfois : certains lieux, notamment des domaines exclusifs comme Cap Bénat, peuvent tirer les prix vers le haut. La meilleure alternative est de se tourner vers une location mobil home sur la commune.
À table, la facture varie autant d’un snack de plage qu’à une adresse plus gastronomique, selon le niveau de sortie choisi.
Au Lavandou : parc hôtelier plus large, circulation dense en été
Le Lavandou dispose d’un parc hôtelier plus vaste et de davantage de locations de vacances en front de mer, ce qui facilite l’alignement entre budget et emplacement. La circulation est généralement plus fluide sur le littoral, mais elle devient très dense en été, comme ailleurs sur la côte. Pour la restauration, la gamme suit la même logique : du snack à la table plus travaillée, avec une variété plus marquée liée à la concentration d’hôtels, de restaurants et d’animation autour du port.
“On peut faire les deux, pourquoi choisir ?”
C’est vrai : les deux communes se visitent sur un même séjour, surtout si vous alternez voiture et déplacements à pied. Mais la question se pose quand il faut décider où dormir et à quelle fréquence vous souhaitez changer de cadre. En logeant à Bormes, vous favorisez l’accès au village fleuri et aux balades dans le Massif des Maures, tout en acceptant des contraintes de stationnement près des ruelles. En choisissant le Lavandou, vous optimisez l’accès aux plages et aux navettes vers les Îles d’Or, mais vous vivez plus directement le rythme estival du port.
Entre le calme de Bormes et l’élan du Lavandou, le bon choix dépend de votre journée type. Si vous voulez marcher, grimper et découvrir un village provençal en douceur, Bormes-les-Mimosas s’impose. Si vous préférez l’eau à portée immédiate et les départs vers les Îles d’Or, le Lavandou vous raccourcit le trajet.















