Des dizaines de circuits balisés à moins d’une heure de Gap permettent aux familles, débutants et promeneurs du dimanche de découvrir la beauté des Hautes-Alpes sans se ruiner ni se lancer dans des ascensions techniques. Du vignoble de Puymaure aux lacs de la vallée de la Blanche, voici les 12 plus belles balades faciles autour de Gap pour profiter de la montagne sans effort.
1. La boucle de la colliune de Puymaure
La colline de Puymaure propose une boucle de 5 km parfaitement indiquée et sécurisée. Elle part du parking de la Chapelle Saint-Jean, à 10 minutes du centre-ville. Le sentier chemine dans la forêt puis débouche sur des vignes et des champs de lavande. Dix panneaux pédagogiques racontent l’histoire des hommes qui ont façonné ces terrasses depuis le Moyen Âge.
Des tables de pique-nique attendent au sommet. Vue plongeante sur Gap et le Pic de Céüse. Dénivelé : 180 m. Durée : 1 h 30. Accessible poussette.
2. Le tour du lac de Barbeyroux : un lac montagnard de 2,4 km
Le lac de Barbeyroux se trouve à 1 500 m d’altitude, à 20 minutes de route par la D944 direction Chorges. Le parking est gratuit. Le chemin, large et sans danger, contourne l’eau turquoise en 45 minutes.
Des barques colorées appartiennent au club nautique local. Elles offrent une courte escapade sur l’eau, toujours encadrée. Des poissons rouges y vivent, amusants pour les enfants.

3. La crête de la Longeane : panorama 360° sans effort
Depuis le parking des Eygaux, au-dessus du village de Saint-Bonnet-en-Champsaur, une sente large monte doucement sur la crête. 3 km aller-retour, 220 m de dénivelé. Vous dominez la vallée du Drac, le massif des Écrins et la chaîne de la Meije.
Le rocher est roulé, sans danger de vide. Le retour se fait par le même chemin ou par la piste forestière plus ombragée.
4. La croix Saint-Philippe : 2 km dans la pinède de Gap
Point de vue urbain le plus proche. Le départ se fait avenue de la Montagne-de-Charance, à l’entrée du Domaine de Charance. La montée emprunte une ancienne draille de transhumance, large et bien entretenue.
En haut, la croix en fer forgé offre une vue plongeante sur la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Arnoux et le centre historique. Le soir, les lumières de la ville créent un décor magique.
5. Le sentier des Eygaux : forêt de mélèzes et cabane en rondins
Circuits balisés en boucle de 4,7 km et 6,3 km partent du même parking. Les deux chemins se rejoignent à mi-parcours devant la cabane de la Rama, refuge ouvert de Pâques à Toussaint.
Des ruisseaux cristallins, des aires de jeux en bois et des panneaux sur la faune des sous-bois. Idéal pour apprendre à reconnaître l’empreinte du chevreuil ou l’écureuil roux.
6. Chapeau de Napoléon : une balade atypique entre rochers et légendes
Ce piton rocheux en forme de bicorne domine le village de Chorges et le lac de Serre-Ponçon. Accès par la D3 puis un petit parking goudronné. 1,8 km aller-retour, 120 m de dénivelé.
L’arrivée offre un panorama sur l’eau turquoise et les sommets de l’Ubaye. Un panneau raconte que Napoléon y aurait fait une halte en 1815. Les enfants aiment grimper sur les blocs.
7. Les Oulles du Diable : gorges, passerelles et cascades
À 20 km de Gap, sur la commune de Saint-Crépin. Le circuit des Oulles du Diable mesure 2,4 km et emprunte des passerelles de bois au-dessus des eaux vertes.
Des panneaux expliquent la formation karstique des gorges. L’endroit est ombragé, frais même en été. Chaussures fermées obligatoires. Accès gratuit toute l’année.

8. Montagne d’Oule : boucle familiale de 7 km dans les alpages
Cette montagne calcaire surplombe Serres, capitale historique du Champsaur. Le circuit balisé fait 7 km, 350 m de dénivelé. Il suit d’abord une piste forestière, puis un sentier herbeux entre chalets d’alpage.
En juin, les narcisses et les orchidées sauvages tapissent les pentes. Des tables de pique-nique se trouvent au refuge de la Cabane Vieille, ouvert les week-ends de juillet à août.
9. Le chemin du Roy : entre histoire et paysages
Cette ancienne voie royale reliait Grenoble à Gênes. Le tronçon le plus accessible part de Veynes et rejoint Serres en 8 km très peu techniques. Le sentier est large, empierré, parfait pour les vélos enfants ou les poussettes tout-terrain.
Des bornes kilométriques en pierre datant de 1860 jalonnent la route. Les anciennes haltes de poste sont aujourd’hui des gîtes d’étape.
10. Col de Gleize et panorama sur le Dévoluy
Le col culmine à 1 644 m. Un parking est aménagé juste en dessous. Deux options : une simple promenade de 1 km jusqu’à la croix du col, ou une boucle de 4 km qui gagne le Pic de Gleize.
Le panorama domine le massif du Dévoluy, le lac de Sautet et, par temps clair, le Mont Ventoux. Des marmottes curieuses s’approchent parfois des sentiers.
11. Lac Lauzon : lac d’altitude accessible en 30 min
À 1 530 m, le lac Lauzon est l’un des plus beaux lacs de montagne du massif des Écrins. Le parking des Lauzes est payant en été (4 € la journée).
Le sentier de 3 km longe des torrents et des rhododendrons. Des tables et des barbecues fixes attendent au bord de l’eau. Baignade autorisée, surveillée en juillet-août.
12. Col du Noyer et cascades jaunes
Petit frère du célèbre col de l’Izoard, le col du Noyer est accessible par la D944 jusqu’à La Faurie, puis une petite route sinueuse. Parking gratuit au col (1 564 m).
La boucle des cascades jaunes fait 2,5 km. Les eaux rousses par endroits proviennent des oxydes de fer. Des passerelles protègent les zones sensibles. Le site est classé Natura 2000.
Pratique : horaires, équipement, accès
Transport : la plupart des départs sont desservis par les lignes de bus LER Hautes-Alpes (lignes 14, 15, 16 et 17). Un billet coûte 2 € par personne, gratuit pour les moins de 26 ans.
Matériel conseillé : baskets ou chaussures de marche, veste coupe-vent, 1 litre d’eau par personne, crème solaire indice 50. Pensez à télécharger l’application Rando 05 qui propose le GPS hors-ligne.
Ouverture : tous les sentiers sont ouverts toute l’année. En hiver, emportez des raquettes si la neige dépasse 20 cm.
Chiffre clé : 87 % des visiteurs des Hautes-Alpes viennent pour une activité de pleine nature (source : Observatoire des Territoires, 2024).















