Surnommée la «Venise des Alpes» pour ses canaux émaillés de ponts fleuris, Annecy offre un décor idéal pour une escapade à deux. Son lac, l’un des plus purs d’Europe, atteint 25 °C au cœur de l’été et reflète les sommets tout autour. On y vient pour enchaîner une flânerie médiévale le matin, une baignade dans une crique l’après-midi et un dîner gastronomique face au coucher du soleil.
Le centre historique, piéton et préservé, tient le bruit des voitures à distance. On y arrive en laissant sa voiture au parking de l’Hôtel de Ville, ou simplement en descendant du train. La gare SNCF d’Annecy se trouve à moins de 500 mètres des premiers hôtels de la vieille ville. Un TGV direct depuis Paris y parvient en environ 3 h 45. Depuis l’aéroport de Genève, le Léman Express assure une correspondance en 1 h 15, avec deux rotations par heure aux heures de pointe.

Sur place, les déplacements sont pensés pour les couples qui veulent éviter le stress logistique. Le réseau de bus Sibra facture un trajet 1,70 €, ou 14 € le carnet de dix tickets. Durant votre séjour du 1er août 2026, le dispositif « Mobil’Été » renforce les lignes touristiques vers les reliefs : un bus monte au Semnoz (ligne S4) et un autre dessert le Col de la Forclaz. Le vélo reste la solution la plus simple, et souvent la plus agréable. Le service Vélonecy et les 30 km de voie verte qui encerclent le lac sur un parcours total de 40 km laissent toute liberté pour s’arrêter sur une plage déserte ou un ponton privé.
Jour 1 – cœurs de pierre et reflets turquoise
Le premier matin appartient à la flânerie. Depuis la rue Carnot, on oblique vers le Canal du Thiou où les façades ocre, rose et jaune plongent directement dans l’eau émeraude. Le passage obligé reste le Palais de l’Île, ancienne prison et monument le plus photographié de la ville, que l’on visite en une heure environ. Une halte permet de lire les graffitis de détenus, témoignage brut de l’histoire locale.
S’égarer entre canaux et légendes
En continuant vers le lac, on débouche sur le Pont des Amours, passerelle métallique au-dessus du Canal du Vassé. La tradition raconte
qu’un baiser échangé au milieu du pont scelle un amour pour la vie.
Une vieille croyance savoyarde.
Le matin, la lumière y est douce ; le soir, le coucher de soleil embrase les montagnes en arrière-plan. Une fois le pont traversé, on entre dans les Jardins de l’Europe, avec leurs arbres centenaires et leurs pelouses où les couples pique-niquent à l’ombre. Le Pâquier, vaste esplanade en gravier fin, prolonge la promenade jusqu’aux rives du lac. C’est le lieu où l’on s’installe sur un banc pour regarder les pédalos glisser, un cornet de glace artisanale à la main.

Une parenthèse rien qu’à deux sur le lac
L’après-midi appelle le grand bain. Louer un petit bateau à moteur sans permis reste l’option la plus intime pour s’extraire de l’agitation. On met le cap vers la rive Est, plus sauvage, et on jette l’ancre face aux falaises du Roc de Chère. Si vous préférez une sortie organisée, la Compagnie des Bateaux propose des croisières d’une heure vers Saint-Jorioz, avec un dîner à bord où l’on déguste une féra du lac en regardant défiler les villages.
En fin de journée, on vise une baignade à la plage de la Brune à Veyrier-du-Lac. Moins fréquentée que les plages urbaines, elle offre des eaux peu profondes et une vue frontale sur le château de Menthon-Saint-Bernard. Une autre alternative est la petite plage d’Angon, blottie au pied de la falaise. À l’heure dorée, se baigner dans ce lac à 25 °C entouré de montagnes a quelque chose de très paisible.
Jour 2 – l’appel des hauteurs et de la table
Prendre de la hauteur change complètement la façon de voir le bassin annécien. Deux options s’offrent aux couples, selon l’énergie du moment. La randonnée du Mont Veyrier (environ 2 h 30 aller-retour) est un sentier de balcon qui démarre derrière le cimetière du pre-vernet. L’effort est modéré, mais la récompense est immédiate : un panorama plongeant sur tout le lac, avec les Dents de Lanfon en toile de fond. C’est l’endroit idéal pour un pique-nique au-dessus de la brume matinale.
Le Semnoz constitue l’option la plus simple, et la plus spectaculaire. On s’y rend en 20 minutes de voiture ou par la navette estivale (ligne S4). À 1 700 mètres d’altitude, le sommet offre un belvédère à 360° sur les Alpes, du Mont-Blanc à la chaîne des Aravis. Les pistes de la station se transforment l’été en alpages où les vaches paissent librement. Le Col de la Forclaz est une référence mondiale du parapente. Un baptême biplace permet de survoler le lac à deux, le bruit du vent pour seule bande-son. La réservation se fait en ligne auprès d’écoles comme Kaïla Aventure. Les plus casse-cou opteront pour une session de canyoning dans le canyon d’Angon, avec ses rappels et toboggans naturels, facturée à partir de 57 € par personne.

Tables d’altitude et caves centenaires
Le retour en ville se fait par l’estomac. Deux ambiances très différentes dessinent la carte gastronomique. Pour une célébration, Le Clos des Sens à Annecy-le-Vieux affiche 4 toques Gault&Millau en 2026. Le chef Franck Derouet cuisine les herbes du jardin et les poissons du lac avec une précision remarquable. Un déjeuner sur la terrasse arborée y est mémorable.
L’autre visage d’Annecy se déguste dans le dédale des ruelles. Au Frêti, rue du Pâquier, on commande une fondue savoyarde à l’Abondance AOP servie dans un chalet miniature au fond de la salle. Les vins de Savoie accompagnent naturellement le repas : une Roussette de Savoie sur la fondue, une Mondeuse sur la charcuterie. Au marché du dimanche matin, le long du Canal du Thiou, on achète un Reblochon AOP fermier et une Tome des Bauges pour le voyage retour. Avant de quitter la ville, on glisse dans son sac une boîte de « Roseaux du Lac », fins bâtonnets de chocolat noir fourrés à la liqueur de génépi : le souvenir sucré idéal.
Bonnes adresses pour un nid douillet
Le choix de l’hébergement change vraiment l’ambiance du weekend. La proximité du lac reste le critère principal. L’Impérial Palace demeure la référence historique Belle Époque, avec son spa Cristal de 600 m² et son casino au bord du Pâquier. La récente adresse Le Pélican, classée 4 étoiles, mise sur le design contemporain et une vue plongeante sur les eaux turquoise depuis l’entrée de la vieille ville.
En plein centre médiéval, l’Hôtel du Palais de l’Isle donne sur les canaux. Le charme des fenêtres ouvertes sur le bruit apaisant du Thiou compense l’absence de parking privé. Si le budget compte, Hébé Hôtel propose des chambres épurées à deux pas de la gare.
Ceux qui recherchent l’intimité absolue misent sur les « Love Rooms » qui fleurissent autour d’Annecy. Ces appartements privatifs, comme Le Cozy Love Room, incluent jacuzzi intérieur et décoration tamisée. Pour se réveiller les pieds dans l’eau, il faut sortir du centre. Le Cottage Bise à Talloires offre ce luxe absolu, avec une plage privée sur la baie et un restaurant étoilé. Où que l’on dorme, il faut réserver deux à trois mois à l’avance pour un weekend d’août : le 1er août 2026, la Fête du Lac a attiré des milliers de visiteurs venus assister à l’un des plus grands spectacles pyrotechniques d’Europe, preuve de l’attractivité intense de la destination en pleine saison.















