Entre mer et montagne, Marseille offre des paysages préservés où la randonnée se transforme en expérience sensorielle. Des falaises de calcaire plongeant dans des eaux turquoises aux sommets offrant des vues à 360° sur la Méditerranée, les itinéraires autour de la cité phocéenne séduisent autant les marcheurs occasionnels que les passionnés de trekking. Voici une sélection des plus belles balades, des calanques emblématiques aux sentiers méconnus, accompagnées des conseils pratiques pour profiter pleinement de ces escapades, dans le respect des écosystèmes fragiles.
1. Les calanques emblématiques incontournables pour une randonnée autour de Marseille
Classées parmi les joyaux naturels de la région, les calanques marseillaises allient minéralité brute et eaux cristallines. Ces criques accessibles à pied réservent des panoramas à couper le souffle, mais exigent une préparation adaptée à leur relief escarpé et à leur réglementation stricte. Voici trois incontournables, chacun offrant une ambiance distincte, entre effort sportif et récompense visuelle.
Découvrir Sugiton et Morgiou
Le duo Sugiton-Morgiou forme l’un des itinéraires les plus populaires du Parc National des Calanques, grâce à ses falaises de calcaire blanc et ses eaux aux reflets bleutés. Le départ s’effectue depuis le parking de Luminy (ou l’arrêt de bus B1 « Luminy PN des Calanques »), avec une montée progressive vers le belvédère de Saint-Michel, aussi appelé Tour d’Orient. Ce point culminant à 412 mètres offre une vue circulaire sur l’îlot du Torpilleur, la calanque de Morgiou, et, par temps clair, jusqu’aux îles du Frioul.
La randonnée jusqu’au belvédère de Sugiton s’étend sur 2,3 km (30 à 40 minutes), avec un dénivelé modéré de 200 mètres. Le sentier, bien balisé en rouge, serpente à travers la garrigue avant de déboucher sur une plateforme rocheuse idéale pour une pause pique-nique. Les plus aventureux peuvent descendre vers la plage de Sugiton (20 minutes supplémentaires), une crique de galets où la baignade est possible, bien que l’eau reste fraîche même en été. Prévoir des chaussures de marche fermées : le terrain est caillouteux et glissant par endroits. L’itinéraire complet (boucle via Morgiou) demande 2h30 à 4h30 selon le rythme.
À noter : Morgiou abrite un petit port de pêche et des cabanons traditionnels, accessibles par un sentier secondaire. Les grimpeurs apprécieront les parois de la Grande Candelle, un spot d’escalade réputé. Attention : l’accès aux calanques est réglementé en été (juin à septembre) pour limiter les risques d’incendie. Consulter les alertes sur le site du parc avant de partir.
L’incontournable Calanque d’En Vau
Surnommée la « perle des calanques », En Vau se mérite après une marche exigeante, mais la récompense est à la hauteur de l’effort. Nichée entre des falaises verticales hautes de 100 mètres, cette crique en forme d’amphithéâtre abrite une plage de sable fin et des eaux turquoises transparentes. Deux accès principaux existent : depuis le Col de la Gardiole (parking payant) ou la presqu’île de Cassis (via le sentier des douaniers).
Le parcours depuis la Gardiole (3,5 km aller) présente un dénivelé de 300 mètres et des passages techniques, avec des éboulis et des rochers à escalader. Compter 2h30 à 3h aller-retour, sans compter les pauses. Le belvédère d’En Vau, situé à 170 mètres au-dessus de la plage, offre un point de vue spectaculaire sur la calanque et la mer. Équipement obligatoire : chaussures de randonnée avec semelles adhérentes, 1,5 litre d’eau par personne (aucune source sur place), et un maillot de bain pour ceux qui souhaitent se baigner.
En haute saison, l’accès est limité de 9h à 18h et soumis à réservation (gratuit) sur le site du parc. La calanque, classée en zone cœur du parc national, interdit le bivouac et les feux. Les grimpeurs y trouvent des voies d’escalade mythiques, comme La Voie des Marseillais (niveau 6c). Un témoignage de randonneur résume l’expérience : Arriver à En Vau après l’effort, c’est comme découvrir un bout du monde préservé. L’eau est si claire qu’on dirait une piscine naturelle.

2. Les sommets marseillais offrant des panoramas exceptionnels
Pour ceux qui recherchent des vues à 360° et un défi physique, les sommets autour de Marseille proposent des randonnées exigeantes mais gratifiantes. Ces itinéraires, souvent moins fréquentés que les calanques, révèlent des paysages variés, entre garrigue, rochers karstiques et étendues bleues à perte de vue. Une bonne condition physique et un équipement adapté sont indispensables.
L’ascension du Mont Puget
Culminant à 563 mètres, le Mont Puget est le point le plus haut du Parc National des Calanques. Son ascension, réservée aux randonneurs expérimentés, récompense les efforts par une vue imprenable sur Marseille, les îles du Frioul, et par temps clair, jusqu’à la Camargue. Deux départs possibles : depuis Luminy (boucle de 12 km, 5h) ou le Col de la Gineste (itinéraire plus court mais plus raide).
Le dénivelé total atteint 500 mètres, avec des passages techniques sur des éboulis. Équipement recommandé : bâtons de marche, chaussures montantes, et 2 litres d’eau minimum (aucune ombre sur le parcours). Le sommet, marqué par un cairn, offre une table d’orientation pour identifier les massifs environnants. À éviter en été : les températures peuvent dépasser 30°C, avec un risque élevé de déshydratation. Un randonneur aguerri conseille : Montez tôt le matin pour profiter de la fraîcheur et de la lumière dorée sur les calanques.
Le Mont Puget est aussi un site géologique remarquable, avec des strates de calcaire datant du Crétacé. Les naturalistes y observent des aigles de Bonelli et des vautours percnoptères, espèces protégées du parc.
Le sommet de Marseilleveyre
À 432 mètres d’altitude, Marseilleveyre est un sommet emblématique, accessible depuis le Parc Pastré (9ème arrondissement). La boucle complète (15 km, 4 à 5 heures) traverse des paysages variés : garrigue odorante, rochers percés (comme la Tête de l’Indien), et des grottes secrètes comme celle de Saint-Michel. Le sentier, balisé en rouge, demande une bonne condition physique, avec un dénivelé cumulé de 600 mètres.
Le panorama depuis le sommet embrasse la baie de Marseille, les îles du Frioul, et les massifs de l’Étoile et du Garlaban. La descente vers Saména puis La Madrague offre des vues plongeantes sur la côte, avec des pauses possibles sur les plages de Maldormé. Conseil : emporter un pique-nique pour profiter des points de vue, comme la Table d’Orientation près du sémaphore.
Ce massif calcaire abrite une flore méditerranéenne rare, dont l’Iris de Marseille et le Genévrier de Phénicie. Les randonneurs croiseront peut-être des mouflons, introduits dans les années 1950. Accès restreint en été (juillet-août) pour prévenir les incendies. Prévoir un chapeau et une crème solaire indice 50 : l’ensoleillement est intense.
Ce massif calcaire abrite une flore méditerranéenne rare, dont l’Iris de Marseille et le Genévrier de Phénicie. Les randonneurs croiseront peut-être des mouflons, introduits dans les années 1950. Accès restreint en été (juillet-août) pour prévenir les incendies. Prévoir un chapeau et une crème solaire indice 50 : l’ensoleillement est intense.
Le Cap Canaille et la Route des Crêtes
Situé entre Cassis et La Ciotat, le Cap Canaille est la plus haute falaise maritime de France (394 mètres). Son sentier, longé par la Route des Crêtes (D141), est accessible à tous les niveaux, avec des parkings aménagés pour démarrer la randonnée. La boucle classique (8 km, 2h30) relie le Col du Redon au Sémaphore du Cap Canaille, en passant par des belvédères vertigineux.
Le coucher de soleil est le moment idéal pour admirer les rochers ocre se teinter d’or, avec en toile de fond les îles du Frioul et la baie de La Ciotat. Par temps clair, la vue s’étend jusqu’à Toulon. Le sentier, bien que large, comporte des passages exposés : éviter de s’approcher trop près du bord, surtout avec des enfants. Point d’intérêt : la Grotte des Trois-Ponts, une cavité naturelle accessible par un court détour.
Pour prolonger l’expérience, la Route des Crêtes (20 km) relie Cassis à La Ciotat en voiture ou à vélo, avec des arrêts possibles aux plages du Bestouan ou de la Grande Mer. Attention : les jours de mistral, les rafales peuvent dépasser 100 km/h, rendant la randonnée dangereuse.

3. Les échappées naturelles et urbaines pour diversifier vos randonnées
Au-delà des calanques et des sommets, Marseille et ses alentours regorgent de sentiers méconnus, alliant nature préservée et patrimoine urbain. Ces itinéraires, souvent moins fréquentés, permettent de varier les paysages, entre massifs sauvages, criques secrètes, et points de vue historiques. Voici trois idées pour sortir des sentiers battus.
Le Massif de l’Étoile : une évasion sauvage
À seulement 20 km du centre-ville, le Massif de l’Étoile (1 011 mètres au Pic de Bertagne) est un havre de paix pour les amateurs de randonnée solitaire. Les sentiers, peu balisés, partent de Château-Gombert, Plan-de-Cuques, ou Allauch, et mènent à des crêtes panoramiques offrant des vues sur Marseille, l’Étang de Berre, et les Alpilles. La boucle du Vallon de l’Huveaune (12 km, 4h) est l’une des plus belles, avec des points d’eau (ruisseaux) en hiver et au printemps.
La garrigue y est particulièrement odorante, avec des romarins, thyms, et cistes en fleurs de mars à mai. Les randonneurs croiseront peut-être des chèvres de Ramasse, une race locale semi-sauvage. Conseil : privilégier les jours de semaine pour éviter la foule, et prévoir une carte IGN (série bleue 3145 OT), car les chemins sont peu marqués.
Pour une immersion totale, le bivouac est autorisé une nuit (de 19h à 9h) en dehors des zones protégées, avec une tente légère et un sac de couchage adapté (les nuits peuvent être fraîches même en été). Interdiction absolue de faire du feu.
Le Sentier des Douaniers : criques secrètes et pinèdes
Sur la Côte Bleue, entre Niolon et Ensuès-la-Redonne, le Sentier des Douaniers (GR®98) est une alternative familiale aux calanques. Ce chemin côtier de 15 km (aller simple) serpente entre pinèdes, criques isolées, et anciennes tours de guet du XVIIIe siècle. Le parcours, presque plat, est accessible aux enfants (à partir de 6 ans) et aux marcheurs occasionnels.
Les étapes clés :
- Plage de Niolon : départ idéal, avec un parking gratuit et des toilettes publiques.
- Calanque de l’Érevine : crique de galets accessible par un escalier taillé dans la roche (baignade possible).
- Pointe de Corbières : vue sur les îles du Frioul et le Phare de la Couronne.
- Plage de la Redonne : arrivée possible en bus (ligne 83 depuis Marseille).
Compter 4 à 5 heures pour la totalité, avec des pauses baignade. Équipement : chaussures fermées (rochers glissants), maillot de bain, et lunettes de soleil (réverbération intense). Bonus : en septembre, les figuiers de Barbarie sont chargés de fruits comestibles (à cueillir avec des gants).
Pour les cyclistes, une piste cyclable relie Marseille à Niolon (25 km) via le littoral. Les restaurants de poissons à Ensuès (comme Le Petit Mousse) sont parfaits pour clore la journée.
Notre-Dame de la Garde : la Bonne Mère en point de mire
Symbole de Marseille, la Basilique Notre-Dame de la Garde (154 m d’altitude) se mérite aussi à pied. Plusieurs itinéraires mènent à la « Bonne Mère », mais le plus pittoresque part du Boulevard Tellène (4ème arrondissement), un escalier de 200 marches taillées dans la roche. La montée, raide mais courte (30 minutes), traverse des jardins méditerranéens avant d’aboutir à l’esplanade de la basilique.
La vue à 360° embrasse :
- Le Vieux-Port et les docks.
- Les îles du Frioul et le Château d’If.
- Les massifs de l’Étoile et du Garlaban.
- Les quartiers nord jusqu’à Allauch.
À l’intérieur, la basilique néo-byzantine (XIXe siècle) abrite des ex-voto (maquettes de bateaux) offerts par les marins. Conseil : visiter tôt le matin (ouverture à 7h) pour éviter la foule. Pour les moins sportifs, le bus 60 (arrêt « Notre-Dame de la Garde ») ou le petit train touristique (10 € l’aller-retour) sont des alternatives.
Autour de la basilique, le Jardin du Mémorial (gratuit) propose des bancs ombragés et une vue sur la Corniche Kennedy. En redescendant par le Chemin de la Bonne Mère, on découvre des ruelles historiques du quartier du Panier.
Randonner autour de Marseille exige une préparation rigoureuse, tant pour des raisons de sécurité que pour préserver des écosystèmes fragiles. Entre chaleur estivale, relief accidenté, et réglementation stricte, voici les règles d’or à respecter, ainsi que des solutions pour rendre ces escapades accessibles à tous.
Préparation essentielle et équipement adéquat
Le climat méditerranéen, marqué par des étés secs et chauds (températures dépassant souvent 30°C), et un ensoleillement intense, impose un équipement adapté. Voici la checklist indispensable :
- Chaussures : des randonnées montantes (type Merrell ou Salomon) avec semelles Vibram pour les sentiers caillouteux. Éviter les baskets, responsables de 20% des accidents (entorses, glissades).
- Hydratation : 1,5 à 2 litres d’eau par personne (les sources sont rares, et l’eau des ruisseaux souvent impropre). Prévoir des pastilles de micronutriments en cas de crampes.
- Protection solaire : crème indice 50+ (à renouveler toutes les 2h), lunettes catégorie 3, et chapeau à large bord. Les coups de soleil sont fréquents, même par temps couvert.
- Nourriture : barres énergétiques, fruits secs, et sandwiches (éviter les aliments périssables). Les amandes et abricots secs sont riches en magnésium.
- Orientation : carte IGN papier (série bleue 3145 OT pour les Calanques) ou application IGN Rando (hors ligne). Les marquages au sol (traits rouges ou jaunes) peuvent s’effacer.
- Trousse de secours : pince à tique (présence de tiques en garrigue), désinfectant, et bandage élastique.
Pour les randonnées en haute saison (juin à septembre) :
- Départ avant 7h pour éviter les heures chaudes (12h-16h).
- Privilégier les itinéraires ombragés (comme le Vallon de l’Huveaune).
- Vérifier la météo : le mistral (vent du nord) peut souffler à plus de 100 km/h, rendant les crêtes dangereuses.
Un testimony d’un secouriste du PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) : Chaque été, nous intervenons pour des malaises liés à la déshydratation ou des chutes dues à un équipement inadapté. Une paire de chaussures de rando et une gourde pleine sauvent des vies.
Respecter l’environnement et la réglementation
Le Parc National des Calanques, créé en 2012, est soumis à une réglementation stricte pour protéger sa biodiversité (140 espèces végétales protégées, 90 espèces d’oiseaux). Voici les règles à respecter absolument :
- Interdiction de fumer : risque d’incendie (en 2023, 1 200 hectares ont brûlé dans les Bouches-du-Rhône).
- Pas de feu (y compris barbecues) et pas de bivouac (sauf autorisation exceptionnelle).
- Rester sur les sentiers balisés : la garrigue se régénère en 20 à 30 ans après un piétinement.
- Emporter ses déchets : 5 tonnes de déchets sont ramassées chaque année dans le parc. Prévoir un sac poubelle.
- Pas de cueillette (fleurs, coquillages) ni de prélèvement de roches.
- Chiens tenus en laisse (même dans les zones non protégées).
En période estivale (1er juin au 30 septembre) :
- Accès réglementé aux calanques de Sugiton, Morgiou, et En Vau (réservation gratuite sur www.calanques-parcnational.fr).
- Parkings fermés dès 8h en haute saison (navettes depuis Luminy ou Cassis).
- Baignade autorisée mais surveillée (pas de sauvetage en mer dans les criques isolées).
Pour les sports de pleine nature (escalade, via ferrata) :
- S’informer sur les secteurs ouverts (certaines falaises sont fermées pour la nidification des aigles).
- Utiliser une chalk (magnésie) écologique pour limiter l’impact sur la roche.
Un gardien du parc souligne : Les calanques ne sont pas un parc d’attractions. Chaque visiteur a la responsabilité de laisser ces lieux aussi intacts qu’à son arrivée.
Options d’accessibilité et hébergement
Randonner à Marseille ne nécessite pas always une voiture. Les transports en commun desservent plusieurs départs de sentiers :
- Bus B1 : arrêt « Luminy PN des Calanques » pour Sugiton et Morgiou.
- Bus 20 : arrêt « Callelongue » pour les Goudes.
- Bus 19 : arrêt « Madrague Mont Rose » pour le Sentier des Douaniers.
- TER : gare de Cassis (20 min depuis Marseille) pour En Vau ou le Cap Canaille.
Pour les randonnées itinérantes (comme la traversée des Calanques via le GR®98-51, 35 km en 3 jours), voici des solutions d’hébergement :
| Type | Lieu | Prix (nuit) | Avantages |
|---|---|---|---|
| Auberge de jeunesse | Cassis (Auberge Bois Fleuri) | 25-35 € | Proche des départs de sentiers, ambiance conviviale. |
| Hôtel | Marseille 8ème (Hôtel Le Ryad) | 80-120 € | Accès bus B1, piscine pour se détendre. |
| Camping | La Ciotat (Camping Les Cigales) | 15-25 €/tente | À 10 min du Cap Canaille, location de vélos. |
| Gîte | Allauch (Gîte Le Mas des Bartavelles) | 60-90 € | Départ pour le Massif de l’Étoile, petit-déjeuner bio. |
Pour les randonneurs en situation de handicap :
- Le Sentier des Douaniers (tronc commun Niolon-Ensuès) est partiellement accessible en fauteuil tout-terrain (location possible via l’association Handi Cap Évasion).
- La Corniche Kennedy (de Marseille à Cassis) offre des points de vue accessibles en voiture.
- Des accompagnateurs spécialisés (comme Marseille Rando Adaptée) proposent des sorties encadrées.
Enfin, pour les débutants ou ceux qui souhaitent découvrir des lieux secrets, des guides agréés (liste sur www.guide-calanques.com) organisent des sorties thématiques :
- Randonnées nocturnes (avec lampes frontales) pour observer les étoiles.
- Sorties naturalistes (découverte des orchidées sauvages ou des rapaces).
- Ateliers photo aux heures dorées (lever/coucher de soleil).
Un conseil des professionnels : Un guide connaît les sentiers secondaires, les points d’eau cachés, et les meilleurs spots pour éviter la foule. C’est aussi un gage de sécurité, surtout en solo.
Sur la Côte Bleue, entre Niolon et Ensuès-la-Redonne, le Sentier des Douaniers (GR®98) est une alternative familiale aux calanques. Ce chemin côtier de 15 km (aller simple) serpente entre pinèdes, criques isolées, et anciennes tours de guet du XVIIIe siècle. Le parcours, presque plat, est accessible aux enfants (à partir de 6 ans) et aux marcheurs occasionnels.
Les étapes clés :
- Plage de Niolon : départ idéal, avec un parking gratuit et des toilettes publiques.
- Calanque de l’Érevine : crique de galets accessible par un escalier taillé dans la roche (baignade possible).
- Pointe de Corbières : vue sur les îles du Frioul et le Phare de la Couronne.
- Plage de la Redonne : arrivée possible en bus (ligne 83 depuis Marseille).
Compter 4 à 5 heures pour la totalité, avec des pauses baignade. Équipement : chaussures fermées (rochers glissants), maillot de bain, et lunettes de soleil (réverbération intense). Bonus : en septembre, les figuiers de Barbarie sont chargés de fruits comestibles (à cueillir avec des gants).
Pour les cyclistes, une piste cyclable relie Marseille à Niolon (25 km) via le littoral. Les restaurants de poissons à Ensuès (comme Le Petit Mousse) sont parfaits pour clore la journée.
Notre-Dame de la Garde : la Bonne Mère en point de mire
Symbole de Marseille, la Basilique Notre-Dame de la Garde (154 m d’altitude) se mérite aussi à pied. Plusieurs itinéraires mènent à la « Bonne Mère », mais le plus pittoresque part du Boulevard Tellène (4ème arrondissement), un escalier de 200 marches taillées dans la roche. La montée, raide mais courte (30 minutes), traverse des jardins méditerranéens avant d’aboutir à l’esplanade de la basilique.
La vue à 360° embrasse :
- Le Vieux-Port et les docks.
- Les îles du Frioul et le Château d’If.
- Les massifs de l’Étoile et du Garlaban.
- Les quartiers nord jusqu’à Allauch.
À l’intérieur, la basilique néo-byzantine (XIXe siècle) abrite des ex-voto (maquettes de bateaux) offerts par les marins. Conseil : visiter tôt le matin (ouverture à 7h) pour éviter la foule. Pour les moins sportifs, le bus 60 (arrêt « Notre-Dame de la Garde ») ou le petit train touristique (10 € l’aller-retour) sont des alternatives.
Autour de la basilique, le Jardin du Mémorial (gratuit) propose des bancs ombragés et une vue sur la Corniche Kennedy. En redescendant par le Chemin de la Bonne Mère, on découvre des ruelles historiques du quartier du Panier.















